Tout comprendre sur l’Endométriose : Guide Complet et Accompagnement Naturel
L’endométriose est une pathologie complexe qui touche une femme sur dix. Ce guide a pour vocation de vous apporter des clés de compréhension, des pistes de détection et des solutions naturelles. Cet article est purement informatif. N’étant pas médecin, je resterai uniquement sur les approches naturelles. Pour un suivi et un diagnostic clair je vous invite à consulter votre médecin. Les données écrites ci-après sont un condensé de ce que j’ai appris durant mon apprentissage en Somatopathie.
Mais qui suis-je pour vous parlez de tout ça ? Je m’apelle Erwan Le Maitre et je suis Somatopathe à Angers, pour en savoir davantage sur ma pratique je vous invite à lire mon article sur la somatopathie.
Fasciné par l’autoguérison du corps, je l’accompagne dans sa guérions d’un coup de pouce. Ayant moi-même reçu de la Somatopathie dans ma jeunesse j’entrepris de faire des études dans ce domaine. D’abord pas curiosité « comment il à fait ? » puis par passion. En suivant les pas de mon Somatopathe à l’Ecole de Somatopathie, j’ai étudié 1200 heures de :
théorie d’anatomie, physiologie, pathologie, neurologie, biomécanique et de pratique comprenant tests de mobilité,
clinique palpatoire, lecture et écoute thérapeutique de motilité, technique d’harmonisation vertébrale, crânio-facio-pelvienne, périphérique, viscérale, neuro-endocrinienne, techniques énergétiques d’ostéopathie crânienne et de somatopathie.
Avouez que vous n’avez pas tout lu ?
Aujourd’hui je suis fier et heureux de pouvoir pratiquer cette pratique et apporter aux autres ce que j’ai reçu, avec autant de douceur qu’on m’en a apporté !
Recevant régulierement des femmes ayant de l’endométriose, je me devais d’écrire cet article afin de leur laisser des pistes pour minimiser les douleurs.
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1. Définitions : Comprendre le mécanisme
L’endomètre et le cycle féminin
L’endomètre est la muqueuse qui tapisse la paroi utérine. Son rôle est de s’adapter aux variations du cycle féminin :
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Phase pré-ovulatoire : Sous l’influence des œstrogènes, l’endomètre s’épaissit.
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Après l’ovulation : Sous l’effet de la progestérone, il gagne en densité et se charge en vaisseaux sanguins.
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En l’absence de grossesse : Le taux de progestérone chute, provoquant la décomposition de l’endomètre et l’apparition des menstruations.
Qu’est-ce que l’endométriose ?
Dans l’endométriose, des fragments de muqueuse (tissus de soutien, nerfs, vaisseaux) se développent en dehors de leur emplacement habituel :
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Ils peuvent s’immiscer dans le muscle utérin (adénomyose).
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Ils se développent dans la région pelvienne : ovaires, péritoine, ligaments utérins, rectum, vessie.
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Plus rarement : côlon, intestin grêle, col de l’utérus, vagin, vulve, paroi abdominale, uretères.
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Exceptionnellement : plèvre et poumons.
Ces tissus « hors site » provoquent une surproduction de substances inflammatoires (cytokines, chémokines, prostaglandines), créant des douleurs chroniques.
2. Les Symptômes : Quels signes surveiller ?
La maladie peut être asymptomatique ou, au contraire, extrêmement invalidante. Il est important de noter que l’intensité de la douleur n’est pas forcément liée à l’étendue des lésions.
Les signes fréquents :
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Douleurs pelviennes intenses.
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Règles et rapports sexuels (dyspareunie) douloureux.
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Douleurs à la miction (uriner) ou à la défécation.
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Douleurs abdominales et lombaires.
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Saignements prémenstruels ou écoulement de sang par l’anus.
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Règles longues et abondantes.
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Fatigue chronique et troubles digestifs (diarrhée, constipation, ballonnements).
Le cycle de la douleur : La douleur suit souvent le cycle de 28 jours, avec une aggravation nette la semaine précédant les règles. 30 à 40 % des femmes touchées présentent un risque de stérilité.
Les 3 formes d’endométriose :
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Superficielle : Fragments sur le péritoine (membrane abdominale).
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Ovarienne : Présence de kystes sur un ou deux ovaires.
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Pelvienne profonde : Lésions infiltrées à plus de 5 mm sous le péritoine. Elle peut toucher les organes profonds (vessie, intestin, diaphragme).
3. Épidémiologie : Une urgence de santé publique
L’endométriose n’est pas une maladie rare :
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10 % des femmes en âge de procréer sont touchées.
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40 % des femmes souffrant de douleurs pelviennes chroniques en sont atteintes.
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L’âge du diagnostic baisse : autrefois diagnostiquée vers 35 ans, elle l’est désormais dès 25 ans.
On observe une sous-évaluation du nombre de cas due à la difficulté du diagnostic, dont l’errance médicale dure souvent plusieurs années.
4. Pourquoi la détection est-il si difficile ?
Le diagnostic précoce est la clé pour éviter l’aggravation des lésions. Cependant, les symptômes étant multiples (fatigue, digestion, dos), ils sont souvent confondus avec d’autres pathologies.
Le parcours de diagnostic :
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Examen clinique : Toucher vaginal (et parfois rectal) pour identifier kystes ou lésions.
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Échographie pelvienne/endovaginale : Pour une première localisation des kystes.
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IRM (Imagerie par Résonance Magnétique) : L’examen de référence pour localiser précisément les lésions.
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Cœlioscopie : Parfois nécessaire pour confirmer le diagnostic et retirer les lésions simultanément.
5. Quelles peuvent être les causes de l’endométriose ?
Il n’existe pas de cause unique, mais un ensemble de facteurs corrélés :
Facteurs physiologiques et génétiques
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Flux rétrograde : Le sang des règles reflue par les trompes vers la cavité abdominale.
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Déséquilibre hormonal : Excès d’œstrogènes ou déficit en progestérone.
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Génétique : 20 gènes liés à l’endométriose ont été identifiés. Les mutations du gène MTHFR (réduisant l’activité de la vitamine B9) sont également fréquentes, augmentant le stress oxydatif.
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Immunité : Terrain allergique ou maladies auto-immunes associées (Lupus, sclérose en plaques).
Facteurs environnementaux
L’exposition aux perturbateurs endocriniens (Bisphénol A, parabènes, phtalates, pesticides) est un facteur majeur en raison de leur mimétisme avec les œstrogènes. Une étude a montré que les femmes utilisant le plus de cosmétiques industriels présentaient des taux urinaires de parabènes plus élevés, corrélés à la maladie.
Le rôle du microbiote (L’Estrobolome)
La recherche souligne le lien entre la santé intestinale et l’endométriose :
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Dysbiose : La présence de bactéries de la famille Fusobacterium a été détectée chez 50 % des femmes atteintes.
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L’Estrobolome : Ce groupe de bactéries intestinales régule le recyclage des œstrogènes. Un déséquilibre (SIBO, candidose) empêche l’élimination correcte des hormones, favorisant l’hyper-œstrogénie.
6. L’Approche des Médecines Douces et de la Naturopathie
La prise en charge naturelle vise à corriger le « terrain » en luttant contre l’inflammation, l’oxydation et l’hyper-œstrogénie.
Conseils alimentaires anti-inflammatoires
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À éviter : Sucres raffinés, viandes rouges grasses, charcuterie, alcool, graisses trans (pâtisseries industrielles).
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À privilégier : Aliments riches en Oméga-3 (huiles de lin, noix, cameline, poissons gras), légumes verts (calcium et magnésium) et eau riche en bicarbonate.
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Réparer l’intestin : Tester une alimentation pauvre en gluten et lactose, ou le régime GAPS.
Micronutrition et Phytothérapie
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PEA (Palmitoyléthanolamide) : Molécule naturelle aux propriétés antalgiques et anti-inflammatoires puissantes.
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Curcumine : Extrait du curcuma, elle agit sur l’inflammation et l’invasion cellulaire.
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Vitamine D : Cruciale pour ses effets anti-prolifératifs (choisir une forme naturelle issue de la lanoline).
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Thé vert (EGCG) : Antioxydant qui aide à réduire la croissance des vaisseaux des lésions.
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Lactobacillus gasseri : Probiotique spécifique ayant montré une réduction des lésions en essai clinique.
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Équilibre hormonal : Framboisier, gattilier, alchémille.
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Crampes : Achillée mille-feuille, viorne, gingembre.
Gestion de la douleur et relaxation
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Substances cannabinoïdes : Le CBD et le CBG aident à moduler la réponse inflammatoire et la transmission du signal douloureux.
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Techniques corporelles : Yoga, méditation, respiration, réflexologie plantaire (points d’acupression), acupuncture et somatopathie.
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Astuce locale : Application de compresses d’huile de ricin avec une bouillotte chaude.
7. Prévention : Limiter l’exposition aux toxines
Pour accompagner la guérison, il est essentiel de réduire la charge toxique quotidienne :
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Alimentation : Privilégier le bio pour éviter les pesticides.
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Eau : Utiliser un filtre de qualité pour l’eau du robinet.
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Contenants : Remplacer le plastique par le verre (ne jamais chauffer de plastique).
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Cosmétiques : Choisir des produits bio sans sels d’aluminium, parabènes ou triclosan.
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Cuisine : Préférer l’inox, la fonte émaillée ou la terre cuite au Téflon.
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Ce contenu est publié à titre informatif et ne remplace en aucun cas une consultation médicale. Si vous souffrez de douleurs suspectes, consultez un spécialiste de l’endométriose.







